LE VENTILATEUR GUIBAL

Le ventilateur Guibal (breveté le 3 juin 1858) était essentiellement constitué par une roue à palettes en bois, généralement de grand diamètre, enveloppée sur presque toute sa circonférence par une structure circulaire en briques et ne laissant échapper l'air que par une seule ouverture, réglée par une vanne également en bois. L'air venant du fond entrait dans l'ouïe d'aspiration et, par effet de la force centrifuge, il suivait un trajet rectiligne, suivant le rayon, du centre à la circonférence. Les ailes, des palettes en bois, étaient sensiblement planes et elles se terminaient par une partie incurvée dirigée à peu près suivant le rayon. Leur nombre était variable ; il était de 6 dans les appareils les moins grands, il s'élevait jusqu'à 10 dans les ventilateurs de 12 m et au-delà. La largeur des ailes dépendait du volume à aspirer : elle était comprise entre 1,5 m et 3 m. L'air, après avoir traversé l'ouverture de la vanne mobile, au lieu de s'échapper directement dans l'atmosphère, pénétrait dans une cheminée évasée verticale de 7 à 9 m de hauteur au-dessus de l'axe et dont une des parois était inclinée suivant un angle de 8°. Vitesse : 22t/mn, débit : de 17 à 25 m3/s, dépression : 100 à 110 mm
Ventilateur guibal
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