LE VENTILATEUR LEMIELLE

Un tambour prismatique est renfermé dans une cuve ou coursier. Ces deux organes, de même hauteur, mais de diamètres différents, peuvent être considérés comme deux cylindres excentriques, tangents par une de leurs génératrices. Des panneaux mobiles, ailes ou volets, au nombre de six, de deux ou de trois, sont articulés sur la surface extérieure du tambour et se meuvent librement sur leurs charnières. Chaque volet se compose d'un châssis en chêne sur lequel sont boulonnées des lambourdes assemblées à rainures et languettes. Il s'attache au tambour au moyen de tourillons qui pénètrent dans des oreilles venues à la fonte avec les rouets du tambour. En effet, le tambour est formé de deux rouets munis de six bras avec nervures reliées par des douves en chêne. Il est pourvu de deux manchons ou arbres tubulaires qui lui permettent de tourner follement sur un arbre coudé. Cet arbre est horizontal ou vertical, mais toujours immobile. Des bielles excentrées se rattachent, d'un côté, à la partie coudée de l'arbre au moyen de colliers d'excentrique, de l'autre aux extrémités des volets, où elles se articulées à la manière des charnières. Les volets sont menés par les bielles de manière que leur tranche extérieure affleure la surface concave de la cuve-enveloppe. Chacun d'eux est pourvu de deux bielles qui doivent traverser des fentes pratiquées dans les panneaux du tambour.
Mais comme ce défaut de continuité détermine des points de communication entre l'espace intérieur et l'atmosphère on cherche à diminuer les déperditions d'air qui résulteraient de ce chef en appliquant, aux fentes, des lèvres de lanières de cuir entre lesquelles les bielles passent. Le coursier est une tonne formée de douves en bois de chêne, une enveloppe métallique ou mieux, une maçonnerie, en briques ou en pierres de taille, dont les parements sont recouverts d'un mortier ou mastic fort adhérent. Pour donner au coursier la forme convenable telle que sa surface et l'extrémité des volets soient toujours en contact, il suffit de faire tourner l'appareil à la main, pendant que l'enduit est encore à l'état pâteux. Le coursier communique, par des orifices rectangulaires, d'un côté avec l'atmosphère, de l'autre avec le puits d'appel. Le dernier de ces orifices est alternativement obstrué et découvert par les volets, qui se développent puis se replient en vertu de la rotation du tambour. Ce ventilateur débitait 27 m3 d'air/s à 22 tours/mn et donnait une dépression de 160 mm.
Ventilateur lemielle
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