AMICALE DES HOUILLÈRES DE 1994 À 1999

Neufchef et Aumetz

Élection du Président de l'Amicale (24-02-1995): Compte rendu d'Yvan Rantic --- L'assemblée extraordinaire de l'amicale des Houillères de Ronchamp consacrée à la mise en place d'un nouveau président avait attiré aux côtés des responsables de secteur, une trentaine de personnes à la salle Broly. Entouré de Jean Wyrwas, trésorier, et de Josette, secrétaire, Bernard Poivey, président intérimaire depuis le 17 janvier, date au cours de laquelle il annonça sa démission, irrévocable, remercia l'assemblée présente, excusant au passage l'absence de Georges Meyer. Son maintien au sein du comité et celui de son épouse dépendait de la nomination d'un successeur aux fonctions qu'il occupait. A défaut, il se verrait dans l'obligation de quitter l'amicale.

La candidature de Joseph Ogor fut donc proposée à l'assemblée, rôle accepté par ce dernier à l'issue d'une visite que lui avait rendu à son domicile une délégation d'amis. Bien qu'il se trouve dans une tranche d'âge où l'on aspire plus à se démettre qu'à accepter, Joseph a finalement décidé de descendre sur le terrain pour éviter une éventuelle dissolution de l'amicale à laquelle il adhère depuis sa fondation, en 1976. Au nom de l'assemblée, Bernard Poivey salua le nouveau président qui, à ses yeux, sera d'autant mieux accepté étant un ancien mineur. Joseph fut mineur de fond durant 11 ans. Âgé de 66 ans, Joseph Ogor débuta au puits du Chanois en 1944, carrière qui s'acheva en 1955 au puits du Magny, avant d'entrer chez Peugeot et de briguer par la suite des responsabilités électives. Lors de la création du musée de la Mine, Joseph apporta son aide au docteur Maulini, notamment pour l'hommage rendu à la communauté polonaise. Le siège social de l'Amicale est l''Hotel de Ville de Ronchamp'' depuis le 7 avril 1995.

Remise de médailles en 1995: Compte rendu d'Yvan Rantic----Un an après une première remise de médailles des Charbonnages de France, une nouvelle manifestation a réuni samedi près de cent cinquante personnes, à la salle des fêtes. Aux côtés de Jean Wyrwas, Joseph Ogor assurait l'accueil des récipiendaires, de leurs familles et des personnalités invitées par l'Amicale des Houillères de Ronchamp. C'est ainsi que Jean-Pierre Michel, député, Hubert Guerrin, conseiller général, les maires des communes minières. Ronchamp bien sûr, Champagney, Malbouhans, Magny-Danigon, La Côte s'étaient joints aux responsables de secteur de l'amicale. Ancien mineur, donc acteur de la grande saga de la mine, Joseph Ogor a évoqué ce que fut l'empire des Houillères de Ronchamp, portant un regard sur la vie sociale et collective de la cité minière et ouvrière. Jusqu'au démantèlement des sites, tout appartenait à l'époque, aux Houillères, qui possédaient des quartiers entiers d'habitation épars à Ronchamp et à Champagney, au sein desquels cohabitaient les familles de mineurs d'origines diverses. La mine avait son école, son hôpital, son commerce, sa salle des fêtes, ses écuries à proximité du « château » son réseau de voie ferrée destiné au transport du charbon, ses baraquements à côté de sa centrale électrique...

Les deux siècles de laborieuse activité furent marqués par des révoltes des gueules noires » luttant pour une meilleure condition de vie par des grèves, des catastrophes... Le rôle de la femme au foyer Autre aspect de la condition minière, brossé par M. Ogor, celui du rôle tenu dans ce monde du travail de titan, par la mère, par l'épouse. Ces dernières mettaient chaque jour, la main à l'ouvrage, au milieu de leurs enfants, dont certains suivaient les traces du papa au fond des puits. Leurs principales occupations étaient axées autour d'un fourneau à bois et charbon, sur lequel mijotaient été comme hiver les marmites pour les repas ou bouillonnaient les lessiveuses et son linge rincé au lavoir, à la rivière ; à cette époque le confort ménager n'existait pas. Pour les grandes familles, il fallait préparer les « faitouts » de café pour remplir les bidons des mineurs, parfois jusqu'à dix litres par jour ; ces cuisinières servaient de chauffage des logements. Ces femmes, aujourd'hui, veuves pour la plupart, avaient bien mérité l'hommage rendu par l'amicale sous forme de médailles, le symbole du courage, du dévouement, de la fidélité.

Hubert Guerrin a tenu à souligner la qualité de l'historique de Joseph Ogor, sur les aspects sociaux et sur les conditions de travail des mineurs. L'Amicale des Houillères avec le musée sauvegardent la mémoire collective de la mine. «Je comprends l'émotion qui est la vôtre, aujourd'hui et je salue l'amitié fraternelle de votre association ». Soixante-treize médailles furent remises par les personnalités présentes à cette manifestation, suivie d'une petite réception qui permit à tous d'évoquer le passé et aux autres, de se retrouver tout en dégustant le verre de l'amitié et la pâtisserie.

Les anciennes « gueules noires » au pays des «gueules jaunes» en 1995: Compte-rendu d'Yvan Rantic.---Coup de cœur pour l'amicale des Houillères de Ronchamp qui a choisi, cette année, les anciennes mines de fer de Lorraine comme but de son voyage. Dans cette région sidérurgique où se dressent les derniers hauts fourneaux, l'exploitation du minerai a cessé. Mais grâce à une association qui s'est donnée comme objectif, avec le conseil régional de Lorraine, de préserver la mémoire ouvrière des mines de fer, deux musées témoignent de l'histoire des techniques et des mineurs de 1820 à nos jours.

Travail et danger similaires Sous la conduite d'anciennes «gueules jaunes » (minerai de fer), devenues guides bénévoles, les visiteurs ronchampois ont découvert le difficile travail de ces mineurs de fer avec lesquels le courant est passé, pour la similitude du travail et du danger. Sur le site de l'écomusée, l'association a su préserver les convois de berlines et ses locos. A Aumetz, un chevalement, lui aussi préservé du démantèlement, se dresse sur l'ancien carreau de la mine à puits. Machine d'extraction en état de marche, compresseur d'air, forge et atelier de mécanique où trône un V1 allemand de la dernière guerre mondiale, maquettes, constituèrent autant d'étapes abondamment commentées par les guides. Ponctuée par la projection de plusieurs films sur le travail des mineurs de fer, cette excursion laissera un souvenir durable aux anciens mineurs du bassin houiller de Ronchamp.

Sainte barbe 1994 JHoseph Ogor Jean-Pierre Michel Musée de Neufchef Entrée des galeries Carreau du puits
Une galerie Chevalement Aumetz Bombe volante V1 Locotracteur des mines Machine d'extraction Photo de groupe

Joseph Ogor et Jean Wyrwas, les deux piliers de cette association créée en 1976 par le docteur Maulini, avaient annoncé leur départ au cours de la fête de la Sainte-Barbe 1999 en raison de leur âge. Joseph a présidé l'Amicale des Houillères de février 1995 à début janvier 2000. Les documents ci-dessous sont les comptes rendus d'articles de presse d'Yvan Rantic. Il a été pendant longtemps le correspondant local du journal l'Est Républicain. Il m'a confié ces documents quelques mois avant son décès.

Amicale avec Joseph Ogor Assemblée générale 1996 Les 20 ans de l'Amicale Locotracteur des mines Assemblée 1998 Dernière Sainte Barbe de Joseph
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