EXEMPLES DE SOULÈVEMENT DU TERRAIN DE TRANSITION

Le bassin houiller de Ronchamp s’appuie au Nord sur les schistes de transition qui forment les derniers contreforts du massif Vosgien. La vallée est recouverte d’un dépôt d’alluvions dont l’épaisseur varie de 6 à 8 mètres. Ce dépôt est composé de gravier et de cailloux roulés très perméables à l’eau qui ont posés des problèmes lors des fonçages des puits (pose d’un cuvelage). Les couches de charbon ont un pendage moyen de 20°, cependant des soulèvements du terrain de transition sur lequel repose le terrain houiller ont provoqué la quasi disparition des couches de houille. Ces couches ont été exploitées à partir des affleurements en direction du Sud, mais vers 1836, ces travaux se heurtent au premier soulèvement après le fonçage du puits N° 6. Ce soulèvement fait près de 200 mètres de large et toute l’exploitation est presque interrompue. Durant cette période d’échec et d’insuccès, l’Ingénieur des Mines désespéré se suicide.

Plus tard, au Sud Est, ce soulèvement sera retrouvé lors des travaux des puits Sainte Barbe et N° 5 et plus loin encore, lors du sondage à Champagney (Sous les Chênes) où il fait plus d’un kilomètre de large. Cette grande surface stérile a été évaluée à plus de 2 000 000 de tonnes de houille qui seront absentes de l’exploitation. Un second soulèvement a été reconnu lors des travaux dans les puits Sainte Barbe, Sainte Pauline et Notre Dame au hameau d’ Éboulet. Il est oblique au premier en direction d’ Éboulet et a été reconnu sur une longueur de plus de 2 kilomètres avec une largeur moyenne de 250 mètres (zone stérile de plus de 50 hectares).

Puits Saint Joseph Puits N°6 et 7 Puits Notre Dame Puits Sainte Barbe
Soulèvement Saint Joseph Grand soulèvement Soulèvement Notre Dame Soulèvement Sainte barbe
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