DE PARIS À RONCHAMP EN PASSANT PAR LE MÊME

Ecole et salle des fêtes

Exposition internationale de Paris 1937

Le 19 janvier 1929, Julien Durand, alors président de la commission du commerce, soulève à la chambre des députés la question de l'organisation d'une nouvelle Exposition des arts décoratifs et industriels. L'idée séduit des députés et le 30 juin 1930 une résolution est adoptée au gouvernement. Le ministre du Commerce remet le 7 octobre 1932, au Bureau International des Expositions (B.I.E.), un programme provisoire de l'Exposition, de manière à faire réserver à l'avance la date de 1937 et à éliminer toute concurrence qui pourrait être tentée à l'encontre de cette manifestation par des pays étrangers adhérents à la Convention internationale créée en 1931. Le BIE prend connaissance de ce programme ainsi que la classification annexée et le 25 octobre 1932, son Conseil d'administration, sur un rapport longuement motivé, adopta la résolution suivante : « La demande du Gouvernement français tendant à organiser en 1937 une Exposition générale de deuxième catégorie, consacrée aux Arts décoratifs et industriels modernes, est déclarée recevable. » « Le droit d'organiser cette Exposition en 1937 sera reconnu au gouvernement français si, après consultation immédiate des pays adhérents, aucune demande tendant à l'organisation d'une Exposition générale de deuxième catégorie n'est parvenue au Bureau international des Expositions avant le 1er décembre 1932. »

Aucun des pays contractants n'ayant manifesté dans ce délai l'intention d'entrer en concurrence avec la France, la décision du C.A. est devenue définitive, ainsi que le fait connaitre son courrier du 5 décembre 1932. Étant donné ce programme, il restait à trouver un titre. Le Commissariat général, en raison du peu de temps qui lui est dévolu pour accomplir sa mission, se trouva dans la nécessité de ne pas donner à l'Exposition un titre trop large et trop ambitieux. L'idée dominante restant la synthèse de l'art et de la technique, le Conseil supérieur de l'Exposition a décidé d'adopter, pour la grande manifestation projetée, le titre « Exposition internationale de Paris 1937 », avec le sous-titre « Arts et techniques dans la vie moderne ».

L'Exposition de 1937 a été classée, à la suite des négociations internationales, comme exposition de deuxième catégorie ce qui veut dire que les États étrangers ne doivent pas construire de pavillons, mais qu'au contraire, le Commissariat général doit leur fournir gratuitement les locaux. L'organisation de la manifestation appartiendra, comme de coutume, à l'État et son financement sera assuré, pour la plus grande part, grâce à l'appui de la Ville de Paris. Un grand nombre de Commissions consultatives permanentes sont créées par décrets et un Règlement général a été a été approuvé. Au niveau de la classification, l'Exposition a été divisée en 14 groupes comportant 75 classes.

L'architecte Henri Jacques Le Même

Henri Jacques Le Même est né le 17 octobre 1897 à Nantes et décède le 17 février 1997 à Paris. Doué pour le dessin il fait ses études aux Beaux arts à Nantes puis à Paris. En 1925, ayant une santé fragile, il s'installe à Megève en Haute Savoie où le climat lui est plus favorable. Un an plus tard la baronne de Rothschild, qui souhaite se faire construire un pied à terre dans la station de sports d'hiver naissante de Megève, confie son projet à l'architecte. Il invente une nouvelle forme d'habitat qu'il nomme le ''chalet du skieur''. Il en réalisera plus de 200 à Megève, tous différents. Cette innovation lui sert de tremplin pour sa carrière.

En novembre 1936, le Comité des Eaux et Forêts de la future exposition internationale organise un concourt pour l'édification d'un Palais du Bois Français, d'une auberge de la jeunesse et un foyer communal. Le 15 janvier 1937, le jury retient le projet de Le Même pour le Palais du bois devant une soixantaine d'architectes. Pour le bardage du bâtiment, il a conçu une mosaïque de bois semblable et traitée en chevrons, en losanges, en bâtons, etc… L'auberge de jeunesse est attribuée aux architectes Jacques et Pierre Martinet tandis que la réalisation du foyer communal est confiée aux architectes Jean Battut, Pierre Mazery et Robert Warnesson. En 1938 Le Même reçoit la Légion d'Honneur au titre de la qualité de sa remarquable réalisation. En 60 ans de carrière d'architecte, il a conçu plus de 900 projets dans une trentaine de départements ayant été sollicité par plus de 800 commanditaires différents.(source: http://expohenryjacqueslememe.fr/)

L'exposition à Paris

L'Exposition a été inaugurée le 27 mai par Albert Lebrun, président de la république et par Léon Blum, Président du Conseil. En 1936, les mouvements sociaux nés du Front populaire entrainent de grands retards dans les travaux et de nombreux incidents sur les chantiers : grèves, blocages. L'ouverture est prévue symboliquement le 1er mai, mais finalement l'Exposition ouvre le 27 mai, avec moins d'un mois de retard. Elle a rassemblé 52 pays exposants sur plus de 100 hectares : sur le Champ de Mars et l'esplanade des Invalides, les quais de la Seine, dans les jardins de Trocadéro et du Pont de l'Alma jusqu'à l'Ile des Cygnes. Plus de 190 bâtiments imposants sont consacrés aux arts et techniques appliquées à la vie moderne. Ouverte au public du 27 mai au 25 novembre 1937, elle a attiré plus de 30 millions de visiteurs. C'est également le Président Lebrun qui a présidé la cérémonie de clôture, où 2.293 prix, 2.249 diplômes et 9.565 médailles ont été distribués. La fin de cette manifestation s'est terminée par un gigantesque feu d'artifice et un concert de musique militaire.

À cette occasion le Palais du Trocadéro a été démoli et remplacé par l'actuel Palais de Chaillot. Le pavillon des Travaux Publics a été conservé, il abrite aujourd'hui le Conseil économique et social. Presque toutes les constructions ont été démolies. Cette exposition voulait démontrer que l'Art et la Technique ne s'opposent pas et que leur union est indispensable et complémentaire : le ''Beau et l'Utile'' sont indissociables. Elle a été décidée par le Front Populaire qui, dans un contexte de crise économique et de vives tensions politiques internationales souhaitait un évènement de grande envergure pour promouvoir la paix.

Cette exposition est restée surtout célèbre par l'affrontement symbolique qui a eu lieu entre le pavillon de l'URSS et celui de l'Allemagne hitlérienne qui se font face de part et d'autre du pont d'Iéna. Le pavillon de l'URSS est surmonté du groupe sculpté ''L'Ouvrier et la Kolkhozienne'' : plaques d'acier inoxydable soudées de 25 mètres de haut et pesant environ 80 tonnes. Le pavillon de l'Allemagne a été conçu par Albert Speer, architecte en chef du Parti nazi et futur ministre des Armements du Reich. Il a été agrandi de plus de 10 mètres pour être plus haut que celui de l'URSS ! Haut de 54 mètres, il est couronné d'un aigle tenant une croix gammée dans ses serres. Les deux bâtiments ont reçu conjointement la médaille d'or pour l'architecture !

Affiche exposition Inauguration Montage du palais du bois La palais du bois Monumentale porte d'entrée Le palais
Le palais Autra vue du Palais Intérieur du Palais Sculpture en bois Autre vue intérieure Vue générale
Vue sur l'auberge L'auberge de jeunesse L'auberge de Jeunesse de nos jours Vue générale sur la Seine Copie-écran film vidéo Vues du palais
Tableau Decaris Salle de conférences Palais du bois la nuit Palais des gaudes L'auberge de jeunesse Le foyer communal
Le foyer communal Salle des fêtes LO Frossard Salle des fêtes bombardée Salle des fêtes bombardée Bains-douches et ruines

LE PAVILLON DES EAUX ET FORÊTS (Quai d'Orsay)

Ce qui suit est un extrait du catalogue général officiel de l'Exposition de 1937 (source : gallica.bnf.fr). Indépendamment de sa participation à toutes les classes et à tous les pavillons français ou étrangers de l'Exposition, le bois occupe une place officielle et qui lui est propre, sur le Quai d'Orsay, d'une part et sur le Quai de Passy, d'autre part. L'une des premières caractéristiques de toutes les constructions de l'Exposition des Eaux et Forêts réalisées sous la direction du Sous-Secrétariat d'État à l'Agriculture André Liautey, c'est qu'elles sont des édifices réels et qui, une fois l'exposition finie, seront transportés à leur emplacement définitif.

Le palais du Bois

La Palais du Bois lui-même qui occupe sur le Quai d'Orsay près de la Passerelle Debilly le centre de l'Exposition du Bois, est un monument majestueux dont les lignes sobres et élégantes montrent tout le parti qu'il est possible de tirer du bois pour les constructions modernes les plus artistiques et les plus robustes. Il était prévu de le réédifier Avenue de Saint-Mandé à Paris où il servira de Palais permanent des Expositions des Arts, des Industries et des Commerces du Bois. Il comporte une remarquable démonstration des applications scientifiques du bois qui devient notamment chloroforme, carton, sol artificielle, laine de bois, carburant ou sucre... pour le plus grand étonnement des profanes. De très beaux mobiliers modernes, le coin de la chasse, une exposition des diverses formes de l'industrie et du commerce du bois, enfin un très vaste aquarium au sous-sol refroidi au gaz des forêts et brillamment habité, apportent à la visite du Palais du Bois une variété d'enseignements.

L'Auberge de la Jeunesse

L'Auberge de la Jeunesse est consacrée au Tourisme en rivière et en forêt. Elle s'attache davantage à la démonstration du rôle que la forêt peut jouer en matière de loisirs et de santé. Elle a été conçue par deux jeunes élèves de l'École des Beaux-Arts, les frères Martinet. Le rez-de-chaussée abritait un restaurant qui servait à la démonstration de la cuisine au bois. Au premier étage se trouvait le dortoir et une salle consacrée au tourisme en forêt, au sport et tourisme aquatiques. Cette auberge toute en bois (sapin ignifugé) a été démontée à la fin de l'Exposition puis transportée par péniche jusqu'à Port-sur-Saône et remontée en janvier 1938. C'est le sous-secrétaire d'État à l'Agriculture André Liautey, natif de Port-sur-Saône, qui s'est occupé de l'affaire. Aujourd'hui (2022), elle accueille des groupes à partir de 10 personnes.

Le foyer communal

Le Foyer Communal a eu pour architectes MM. Battut, Mazery et Warnesson. Ce bâtiment, lui aussi en bois français, comprenait au rez-de-chaussée, un grand hall et une salle de spectacles comportant une petite scène de théâtre, au premier étage des locaux destinés à une bibliothèque et à un dépôt de livres. Pendant la manifestation de 1937, le rez-de-chaussée du Foyer Communal a servi à une exposition de dessins d'enfants sur la forêt, la chasse et la pêche, de jouets en bois qui avaient été animés sur la scène de la salle de spectacle ; et le premier étage, à une exposition des professions artisanales du bois et des plantes médicinales de la France. Il contenait aussi une exposition du chauffage au bois. La destination définitive du Foyer Communal était le pays minier de Ronchamp (sources:Livre d'Or de l'exposition de 1937 à Paris).

Auberge de la Jeunesse Flottante

Une péniche « Saône-Jolie » abrite une auberge flottante où la cuisine au bois et la gastronomie forestière sont exaltées, cette péniche est mue au gaz des forêts (gazogène au bois Berliet), carburant de demain. Elle reviendra à Port-sur-Saône pour servir d'abri aux élèves de l'Ecole du Bois.

Péniche laboratoire de pisciculture

Une deuxième péniche « House-Boat Laboratoire » mue également au gaz des forêts, qui servira en outre à assurer son chauffage et l'éclairage électrique ; artistiquement et confortablement meublée et aménagée, et équipée scientifiquement pour le travail ; est destinée à parcourir canaux et rivières de France, avec un personnel technique chargé d'étudier les qualités et les défauts de leurs eaux, particulièrement au point de vue des bonnes conditions de vie et de reproduction pour les poissons.

CENTRE DE LA TECHNIQUE FORESTIÈRE (Quai de Passy)

Les véhicules de tourisme (Renault, Hotchkiss et Berliet) et industriels (camion Panhard et Levasseur, fourgon Latile) au gaz des forêts. Le gaz des forêts clans les usages domestiques et à la ferme, de chauffage moderne au bois; le matériel moderne de l'exploitation forestière.
-Pavillon du gaz des forêts.
-Pavillon forestier.
-Pavillon de la fibre de bois.
-Pavillon des Gaudes Monts Jura. Le Pavillon des Gaudes a été construit en 1937 par le Collège National du bois de Mouchard, et présenté à l'exposition universelle de Paris la même année. Ramené inachevé en 1939 à Mouchard, il a été acheté dans les années qui suivirent par un industriel, demeurant à Salins-les-Bains. Il mesurait 23m de longueur sur 20m de largeur et atteignait une hauteur approximative de 25m. Ce pavillon a été détruit par un incendie le 19 avril 1971.

Le foyer communal et l'école en bois à Ronchamp

Ludovic Oscar Frossard est maire de Ronchamp depuis 1932, il est Conseiller Général en 1937 et député de la Haute Saône depuis 1928. Depuis 1935 il est Ministre d'État dans la valse des gouvernements du Front Populaire. En 1936 il décide avec son Conseil Municipal de la construction d'un nouveau stade municipal qui sera inauguré le dimanche 15 mai 1938. De par sa fonction Frossard a rencontré beaucoup de gens influents, des ralations, des amis et certainement les architectes du ''Pavillon des Eaux et Forêts''. Par la même occasion, il a passé commande à l'Architecte Le Même pour une ''École en Bois''. Candide est un journal hebdomadaire français littéraire et politique, nationaliste, anticommuniste et antisémite publié entre 1924 et 1944. Il disparait après la Libération, interdit à cause de sa compromission avec le régime de Vichy. Dans un article du 12 avril 1939, il révèle la gestion très suspecte des fonds de revalorisation des bois de l'ancien sous-secrétaire d'État de l'Agriculture, André Liautey. Cet article nous apprend la destination finale des bâtiments du Pavillon des Eaux et Forêts dont le Foyer Communal de Ronchamp. Cet article est ici : Candide

Le 1er aout 1938, le Maire L.O. Frossard rend compte au conseil municipal que le transport par péniche de la salle des fêtes, de Paris à Port sur Saône, était à la charge de la commune. Le coût de ce transport par la maison d'affrètement Yavalsa, s'élève à la somme de 13846.50 francs. Pour effectuer ce règlement il y a eu lieu de prendre une délibération pour la dispense du marché en adjudication ! En définitive cet édifice n'aura couté que le prix du transport !

Le bâtiment ''Foyer communal'' est construit à l'angle de la RN19 et de l'actuelle rue du Stade tandis que l'école en bois est implantée un peu plus à l'Est et en retrait qui est son emplacement actuel. En observant les photographies prises à Paris et celle de Ronchamp on constate quelques différences:
- une grande cheminée est accolée à la façade verticale latérale, elle est absente à Ronchamp
- présence de 3 petites fenêtres décalées sur la partie gauche et sont supprimées à Ronchamp
- toit plus court à droite sur le bâtiment de Paris
- bardage différent (lames horizontales à Paris)

Conclusion

L'École en bois est construite en 1938 sur les plans de Jacques Henri Le Même en même temps que le montage du Foyer Communal. Le Foyer a été reconstruit en installant le même bardage que celui de l'école en bois, en supprimant la cheminée et les trois petites fenêtres et en allongeant le bâtiment. Les chiens-assis sont disposés aux même emplacements sur le toit et sont identiques. Le toit comprend le même nombre de rangées de tuiles. Les grandes baies vitrées sont également identiques. Ce bâtiment est bien celui qui était installé à coté du ''Palais du Bois''. Il a seulement subit quelques modifications pour être en phase avec le style de l'École en Bois et des documents officiels attestent de la destination finale de ce bâtiment. Ces installations sont inaugurées le 18 décembre 1938 par le Ministre de l'Agriculture Henri Queuille et le député-maire L.O. Frossard de Ronchamp. Le Journal ''Le Matin'', dans son édition du 3 décembre 1938 annonce également l'inauguration pour le 18 décembre.

Durant son existence éphémère, le Foyer Communal devenu salle des fêtes a tout de même été utilisée comme le montre les deux témoignages suivants. Le 27 octobre 1938 une grande réunion s'y déroule en présence de 500 mineurs et présidée par Alphonse Pheulpin, délégué mineur. Le 15 juillet 1939 une fête scolaire a lieu à 14h30 avec la participation de la musique municipale.

La fin prématurée du bâtiment

Ce foyer communal était devenu une salle des fêtes. Le 16 juin 1940, un avion allemand largue 3 bombes dont une sur cette salle qui est détruite.
Claude PARIETTI, dit ''Claudet'', a 17 ans en 1944 et habite la rue du Tram, au cœur de Ronchamp. Il assiste de loin au bombardement de la salle des fêtes le 16 juin 1940 : ''Le dimanche 16 juin 1940, par une belle matinée ensoleillée, j'étais avec Robert BAILLY qui habite à deux pas de chez mon grand-père. La plupart du temps nous étions toujours ensemble. Un ronronnement dans le ciel ! Qu'est-ce qu'on voit ? Un avion qui descend, qui descend, il est à peu près à la verticale de la Centrale Électrique. Ce n'était pas un chasseur, il ressemblait plutôt à un bombardier. On pensait que c'était la centrale électrique qui était visée. On a vu 3 bombes se détacher de l'avion et toute de suite après, des explosions éclatent. On se précipite en direction de la salle des fêtes (emplacement de l'école maternelle actuelle). Elle est complètement démolie, le bâtiment des bains-douches est touché et l'école en bois est à peine égratignée. Les gendarmes sont là ainsi que le garde, Marcel TOILLON qui crie : - Foutez-moi le camp ! Foutez-moi le camp ! Il pensait que l'avion allait sans doute revenir mai il n'en fut rien. La rumeur a couru que c'était un avion italien. J'ai toujours cette image en tête et je la garderai jusqu'au bout !''

Serge SERGENT, né en 1934 habite le hameau de Recologne en 1944 et le 16 juin 1940 il est dans les bains-douches : ''En juin 1940, mon père étant sous les drapeaux, j'habitais chez mes grands-parents qui tiennent les bains-douches municipaux. À cette époque le bâtiment se trouve à l'actuel emplacement du monument de 1870. De l'autre côté de la rue (rue du Stade) se dresse la salle des fêtes en bois. Le dimanche matin 16 juin 1940, un avion bombarde la salle des fêtes...Une première explose entre les bains-douches et la maison AMBRUSTER. Une deuxième explose dans la salle des fêtes. Une bombe serait tombée dans le coin de l'actuelle école en bois mais sans exploser...À ce moment nous étions cachés sous les escaliers. Le souffle de l'explosion fait voler en éclats une porte en bois mais aucun blessé à déplorer. La veille des soldats français cantonnaient dans la salle des fêtes mais étaient partis le dimanche matin de bonne heure.''

À la suite du bombardement de la salle des fêtes le 16 juin une rumeur a circulé : c'était un avion italien. Cette rumeur était infondée pour plusieurs raisons :

  • l'Italie déclare la guerre à la France et l'Angleterre le 10 juin.
  • l'Italie attaque le 11 juin jusqu'au 19 dans une bataille qui sera la Bataille de Alpes.
  • Mussolini a fait remplacer les cocardes verte-blanche-rouge par les faisceaux de licteur noirs du régime dans un cercle blanc pour éviter la confusion.
  • un accord tactique entre l'Italie et l'Allemagne prévoyait que cette dernière n'intervenait pas au delà du 45ème parallèle (Bordeaux Isère).
  • les interventions italiennes étaient limitées aux côtes méditerranéennes, aux Alpes et Afrique du Nord.
  • il était extrêmement difficile d'identifier la nationalité pour un non-initié.
  • des rapports prouvent qu'aucun appareil italien n'a dépassé le Rhône et Grenoble.

La salle des fêtes sera rasée de même que le bâtiment des bains-douches municipaux. Plus tard après la guerre, un nouveau bâtiment des bains-douches voit le jour dans le même style que l'ancien. Il est inauguré le 20 juin 1953 lors des Fêtes de la Renaissance de Ronchamp.

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