DE MAGLUM À UNE FRICHE INDUSTRIELLE

Friche industrielle

Le chapitre ci-dessous est une compilation d'articles parus dans l'Est républicain concernant l'affaire de la Société Somero installée sur le site de l'ancienne ''Maglum'' dont les locaux et les machines appartenaient à Pierre Vialis depuis décembre 1984. Ces articles m'ont été donnés par un ancien correspondant de ce journal : Yvan Rantic. Cette affaire a monopolisé la presse entre 1992 et 1995, surtout en 1993-1994 avec en plus, l'affaire du terril de Saint Charles en feu. Le bâtiment des ''Grands Bureaux'' était le phare de ce site industriel de la mine jusqu'à son complet abandon en 2010 et son incendie en décembre 2021. La fin de ce chapitre est composée de 10 liens vers 10 sujets différents sur ce qu'est devenu le site après le départ de la société Gestamp. Il y a certainement des lacunes, des manques, des oublis mais l'essentiel de l'affaire SOMERO avait été diffusé dans la presse.

Maglum : pour une solution régionale après l'accord de principe de deux constructeurs automobiles

En mars 1982, le Ministre de l'Industrie, M. Pierre Dreyfus, a répondu au député J.P. Michel sur une solution régionale de l'épineux problème de Maglum. Voici un passage de la proposition du Ministre : « … Après plus de dix-huit mois de recherches infructueuses, il parait désormais nécessaire d'étudier la possibilité de mettre en œuvre un schéma moins conventionnel, dont l'initiative ne peut être que d'origine régionale et qui pourrait s'inscrire dans le cadre des responsabilités nouvelles qui viennent d'être confiées aux collectivités locales. C'est pourquoi il a été convenu, en liaison avec le cabinet du conseil régional, de faire réaliser une étude en ce sens. Cette étude, d'après les informations dont je dispose, vient d'être lancée. Il me parait évident que les représentants des travailleurs de Ronchamp seront associés aux divers stades de son cheminement. C'est désormais dans ce cadre que doivent être contactés les services des deux constructeurs ; ceux-ci ont en effet indiqué qu'ils consentiraient un effort pour apporter une certaine charge de travail au redémarrage de Ronchamp et pourront examiner, en liaison avec les réalisateurs de l'étude, comment cet engagement de principe peut se concrétiser, compte tenu de l'évolution des modèles… »

M. Edgar Faure saisi du dossier

À la suite de ce courrier, J.P. Michel s'est tourné vers le président du conseil régional, M. Edgar Faure, à qui il a adressé un courrier dont en voici un extrait :« …Malgré les nombreuses démarches effectuées au cours des derniers mois par les élus locaux et régionaux, il n'a pas été effectivement possible de trouver un industriel privé, et la solution de filialisation Renault, que j'avais suggérée, a été définitivement écartée. Nos rencontres au ministère de l'Industrie ont cependant permis d'obtenir l'engagement dé principe des deux constructeurs d'apporter une certaine charge de travail au redémarrage de l'unité de Ronchamp, assurant, dans un premier temps, du travail à 70 personnes. Ces solutions ont été présentées aux travailleurs de Maglum à l'occasion d'une table ronde tenue à la préfecture de Haute-Saône, le 19 février 1982, en présence de M. Bruno-Gazeau, directeur du cabinet du président du conseil régional. Même si la table ronde n'a pas permis de déboucher sur un accord immédiat, elle a eu le mérite de faire avancer les possibilités de redémarrage de cette unité de production. En effet, les propositions présentées très récemment par les travailleurs Maglum permettent, à mon sens, d'envisager à présent un redémarrage prochain d'un secteur de sous-traitance automobile avec 70 emplois en coopérative ouvrière et d'étudier un plan de diversification vers d'autres secteurs, conformément au projet élaboré dès le mois de janvier par les instances régionales… »

Création de la Société SOMERO

Après une longue occupation de l'usine, une poignée d'anciens ''Maglum'' crée la SOMERO vers le mois de juillet 1984 (Société de Mécanique Ronchampoise). Le responsable de l'entreprise est Daniel Moine. Il est aussi responsable commercial. Le responsable technique est Raymond Roger et le responsable qualité est Daniel Duchanoy. Elle produit des plats en inox vendus aux particuliers puis travaille en sous-traitance pour la construction mécanique notamment automobile. Elle a également fabriqué des pièces de conteneurs et des bidons isothermes.

Un industriel intéressé par l'ancien site Maglum

Le journal, l'Est Républicain du 10 février 1990 rapportait une information selon laquelle un industriel serait intéressé par l'ancien site Maglum. ''Le jeudi 15 février au cours de la réunion de concertation tenue en mairie de Champagney, M. Guerrin, conseiller général, après avoir avisé M. Jean-Marie Maire, a informé les maires du canton d'une possibilité d'implantation industrielle dans l'ancien site Maglum, fort bien accueillie par tous les élus. M. Schlienger, un chef d'industrie sérieux et dynamique, spécialisé dans l'équipement automobile pour Peugeot, Renault et Chausson, à l'étroit à Didenheim, près de Mulhouse, a manifesté un intérêt pour les machines et les hommes de l'ancienne firme locale. Cette éventuelle reprise aboutirait très rapidement à la création de cinquante emplois et plus. M. Guerrin a eu des contacts personnels avec l'actuelle Somero et ses cinq ouvriers, qui ont conservé intact l'outil de production, tout en acquérant une solide expérience et cela, dans de difficiles conditions. Une rencontre entre M. Schlienger, M. Vialis, propriétaire des lieux et l'actuelle SARL, s'est tenue et toutes les parties sont tombées d'accord pour remettre à flots cette affaire industrielle...''

Maglum et la SOMERO : les précisions de M. Vialis

Pierre Vialis, propriétaire des lieux fait paraitre les précisions suivantes relatives à la SOMERO dans le journal du 17 février : « Dans votre édition du 10 février, vous vantiez les mérites de l'actuel Somero occupant et utilisant l'ancienne usine Maglum sans bourse délié. En qualité de propriétaire de l'ensemble des locaux et des installations, je ne peux accepter de semblables affirmations. Nous avons enlevé une cisaille et un appareil à érosion en tout et pour tout des machines existantes. Aussi, nous invitons les anciens Maglum qui ont bien connu les utilisations, à venir visiter les lieux. Ils seront édifiés (...) Si cette industrie n'avait pas été squattée, il y a longtemps que la reprise aurait été effectuée. Et nous n'aurions pas, à l'heure actuelle, une usine à remettre en état et à réinvestir énormément pour reconvertir le potentiel disparu. »

SETRAFAC à la filature en 1992

Le groupe SCHLIENGER est venu s'installer dans les bâtiments de l'ancienne filature en 1992. Après s'être rendu propriétaire des lieux, l'entreprise dénommée « Société de travail à Façon, S.E.T.R.A.F.A.C. » a investi dans l'achat de matériel neuf et d'occasion ce dernier étant remis en état par les ouvriers. Ce choix a été dicté par l'assurance de trouver une main d'œuvre qualifiée et aussi par souci d'économie surtout pour ce qui concerne les bâtiments. Cette société est surtout spécialisée dans le découpage, l'emboutissage et l'assemblage. Ses principaux clients sont issus de l'industrie automobile (Mercedes et Peugeot).

Ronchamp : une entreprise accusée de squat

Une nouvelle affaire refait surface sur le site de l'ancienne Maglum (Est Républicain du 07/11/1993). Depuis décembre 1984 il semble qu'aucun arrangement n'ait été trouvé entre les responsables de la SOMERO et le propriétaire, Pierre Vialis, pour établir un acte de vente ou un bail de location. Cette affaire est depuis longtemps devant la justice et serait même actuellement en cours de cassation à la suite d'un jugement de la cour d'appel. Le 18 novembre prochain cette affaire revient devant cette juridiction car Pierre Vialis assigne l'entreprise une nouvelle fois. Les maires de Ronchamp Jean-Marie Maire, de Champagney Gérard Poivey et le conseiller général Hubert Guerrin ont décidé d'intervenir par le biais d'une lettre ouverte adressée au préfet de la Haute-Saône. Une partie de ce courrier a été diffusé dans la presse : « … M. Vialis réclame à la SOMERO un arriéré de loyer de près de 9 millions de francs (période du 19 décembre 1984 au 19 décembre 92). Il faut savoir que jusqu'à ce jour, M. Vialis s'est toujours refusé à fixer un loyer à SOMERO. Il faut savoir aussi que M. Vialis a acquis le site pour la somme de 1.500.000F et a bénéficié d'un remboursement de 1.600.000F suite à un incendie. » «La mise en parallèle de ces chiffres est révélatrice d'une incohérence, reprend la lettre ouverte. SOMERO est prête à acheter la partie du bâtiment qu'elle utilise (un tiers de la surface). Au lieu de cela, on s'apprêterait à mettre à genoux une entreprise saine qui assure 17 emplois sur le site de Ronchamp particulièrement touché par ailleurs. D'autre part, le sort d'une autre entreprise voisine de plus de cinquante emplois pourrait bien être lié à celui de SOMERO… » La SOMERO avait passé un accord de partenariat avec la SEFRATAC installée dans l'ancienne filature de Ronchamp, toutes deux sont spécialisées dans le secteur de la sous-traitance automobile. «… Il ne nous paraît pas possible que les pouvoirs publics laissent commettre une pareille injustice au détriment d'hommes et de femmes, au détriment d'une commune et d'un canton… »

Ronchamp : la SARL SOMERO menacée d'expulsion

Jean-Michel Agron, conseil des deux sociétés propriétaires des murs et du matériel (Fers et métaux et Le Rahin) intervient dans la presse pour contester la somme évoquée par les élus. Il parle « d'obtenir une provision de deux millions de francs à valoir sur l'indemnité totale » et a demandé par ailleurs l'expulsion de l'entreprise. L'avocat dénonce de surcroît ''l'immixtion'' (ingérence) des élus dans une affaire de justice. Pour sa part, la SOMERO affirme qu'elle « utilise légalement un tiers des bâtiments de l'ancienne Maglum avec l'accord écrit en date du 19 juillet 1984, de Me Ouizille, syndic de Maglum ». Elle offre toujours d'acheter la partie industrielle qu'elle utilise et propose une fois de plus de rencontrer M. Vialis « aux lieux et dates qui lui conviendront avec ou sans la participation des pouvoirs publics et des élus ». Le sous-préfet de Lure qui ouvre ce nouveau dossier délicat pour Ronchamp a proposé d'organiser une réunion entre les parties adverses pour trouver un terrain d'entente.(E.R. 10/11/1993)

Somero : un nouveau bras de fer

Le conflit Vialis-Somero était en bonne voie de résolution après la signature d'un accord par les deux parties en sous-préfecture de Lure. Le dossier que l'on pensait classé a été bruyamment rouvert hier par les responsables et salariés de l'entreprise de Ronchamp. Ils sont montés à nouveau au créneau pour reprocher à Pierre Vialis d'augmenter ses exigences au cours de la négociation. Ils ont réalisé quelques panneaux accusateurs pour dénoncer l'attitude de leur interlocuteur et les ont disposés autour de l'usine. Actuellement, l'affaire est entre les mains des magistrats de la cour d'appel de Besançon. Elle devait passer une première fois en audience le 18 novembre. Les élus du secteur avaient publiquement protesté contre le risque de voir disparaître dix-sept emplois. Un accord portant sur une vente des locaux et des machines à un prix raisonnable avait donc pu intervenir par l'entremise du sous-préfet de Lure, Jacques Michaut. Toutefois, MM. Moine, Chagnot et Roger de la Somero prétendent que le protocole d'accord a été déchiré au cours de l'audience du 18 novembre.

Depuis cette date cependant, de nouvelles tractations semblaient avoir cours. Or, dans une lettre au vitriol adressée lundi au sous-préfet de Lure, la Somero accuse M. Vialis de lui réclamer, en plus du prix de vente fixé par les deux parties à 2 MF, « la subvention ou l'aide qui pourrait lui être accordée par le département ». Les négociations sont donc pour l'instant rompues entre les deux parties. L'affaire sera une nouvelle fois jugée le 16 décembre devant la même juridiction. La lettre fait encore référence à l'obligation pour l'entreprise de décliner l'offre d'un groupe industriel pour la fabrication d'un nouveau produit en raison de « l'intransigeance de M. Vialis ». « Grâce à la compétence et à la motivation des salariés de notre société, poursuit la lettre, l'emploi sur le site a été préservé jusqu'à présent. Nous sentant responsables de ces femmes et de ces hommes et pour sauver l'entreprise, nous prendrons toute disposition utile. Nous regrettons une fois de plus que les négociations soient rompues par la faute de M. Vialis. Que comptent faire les pouvoirs publics ?» Le sous-préfet se disait hier prêt à organiser à nouveau une réunion avant le 16 décembre si la situation restait bloquée. (Est Républicain 01/12/1993- Didier Fohr)

Rien ne va plus pour la SOMERO à Ronchamp

« En date du 2 décembre, la cour d'appel a rendu une première ordonnance condamnant la SOMERO à verser à la SA Fers et Métaux une provision de 1,5 MF. Elle y précise qu'il n'apparait pas dans le protocole signé par Pierre Vialis - qui reste donc valable - qu'il ait renoncé à l'indemnisation de l'occupation de ses locaux par la SOMERO, « qu'elle soit ou non légitime ». Une seconde audience devrait avoir lieu le 16 décembre et permettra de statuer sur le fond de l'affaire. Hier, lors de l'annonce du jugement, les salariés de la SOMERO ont vivement réagi et annoncé quelques coups de force. Toutefois une nouvelle réunion a pu être décidée en fin d'après-midi entre les responsables de l'entreprise et le propriétaire du site. Après trois heures de pourparlers, hier soir en sous-préfecture, les parties adverses n'ont pas trouvé d'accord satisfaisant. Vers 21 h, M. Vialis et son notaire ont quitté la table de négociation suivis des représentants de la SOMERO, MM. Moine, Chagnot, Roger, et leur conseil, Maître Hertz. Une nouvelle fois, l'affaire rebondit sur un échec. Pour l'heure, la production est arrêtée à la SOMERO depuis hier. M. Moine, le gérant, joint par téléphone, précise que les représentants de l'entreprise ne sont pas hostiles à une reprise des négociations. Toutefois, hier soir, aucun moyen de pression n'est exclu. Il reste à trouver un terrain d'entente. Le sous-préfet de Lure, qui précise que l'accord n'était pas loin, reste lui aussi disposé à tout mettre en œuvre pour y parvenir avant le 16 décembre ». (E.R. 7/12/1993-Didier Fohr)

Les salariés de la SOMERO occupent la mairie de Ronchamp

Les négociations avec le propriétaire des locaux ont repris dans la matinée du 07 décembre depuis la salle du conseil municipal. En milieu de soirée, un rapprochement des deux parties a eu lieu. Journée agitée, hier, pour les salariés de la SA SOMERO de Ronchamp. À la suite de la rupture de négociation de la veille, ils ont tout d'abord brulé quelques pneus devant leur usine avant d'aller investir la mairie en milieu de matinée. Lundi en début de soirée, une énième réunion en sous-préfecture de Lure entre Pierre Vialis, le propriétaire du site et les responsables de la SOMERO n'avait pas permis de trouver un terrain d'entente. Ainsi, les salariés de la SOMERO qui avaient stoppé leur production lundi n'ont pas repris leur poste de travail. Ils ont décidé d'entrer en action pour inciter les pouvoirs publics à faire pression sur le propriétaire du site. La transaction portait lundi soir, sur la somme de deux millions de francs, prix de vente des locaux et des machines. Pierre Vialis réclamait en plus dix machines utilisées par l'entreprise. Hier, depuis la mairie de Ronchamp, les salariés ont donc poursuivi les négociations par l'intermédiaire du sous-préfet de Lure Jacques Michaut. C'est ce dernier qui a repris contact avec Pierre Vialis dans la matinée et obtenu une nouvelle proposition de sa part. Les salariés l'ont rejetée, étant fermement décidés à ne pas aller au delà de 2 MF.

Vers 13 h, Jean-Marie Maire, le maire de Ronchamp, a regagné la maison commune et une discussion a pu s'engager avec les responsables de la SOMERO, les élus, et Angelo Schlienger, le patron de la SETRAFAC. D'après ce dernier, si la SOMERO devait disparaître, le sort des cinquante employés de la seconde entreprise deviendrait incertain. Après quelques échanges de propos parfois sévères, le maire a proposé de mettre à disposition de la SOMERO plusieurs parcelles de la zone industrielle en vue de la construction d'un bâtiment-relais. Quant aux machines qui appartiendraient toujours à M. Vialis, le responsable de la SETRAFAC a proposé d'en mettre quelques-unes à disposition. La SOMERO a semble-t-il décliné cette offre. En effet, l'entreprise a été condamnée à verser 1,5 MF d'arriérés de loyer le 2 décembre et l'affaire n'a pas encore été jugée sur le fond. Si le jugement prononcé est en sa défaveur, elle partirait sur de trop mauvaises bases financières dans d'éventuels nouveaux locaux. Puis les négociations, essentiellement par fax, ont pu reprendre entre M. Vialis et la SOMERO, via Jacques Michaut, le sous-préfet de Lure. Le but étant toujours de parvenir à un accord avant le jugement, afin de sauver les dix-sept emplois directement concernés.

Hier déjà, quelques fournisseurs et clients se sont présentés à Ronchamp pour récupérer leur marchandise et quelques contrats n'ont pu être honorés. Finalement, un accord oral a pu intervenir entre les deux parties vers 20 h. Immédiatement, un nouveau protocole d'accord a été rédigé par le sous-préfet portant sur un prix de vente fixé à 2 MF plus 600.000 F en machine et matériel à valeur d'expertise. Les responsables de la SOMERO se sont rendus à la sous-préfecture de Lure pour avaliser l'accord verbal. Vers 21 h 30, un dernier fax est tombé à la sous-préfecture émanant de M. Vialis : «Afin de mettre un terme à cette situation, je suis d'accord pour la brader à 2,6 MF. » (Est Républicain-Didier FOHR) II ajoutait qu'un protocole d'accord serait signé après avis de son conseil. Dès lors, les choses ont semble-t-il évolué favorablement. Les salariés de la SOMERO ont alors quitté la mairie de Ronchamp qu'ils avaient investi tout au long de la journée. Dès cinq heures le 9 décembre, ils ont repris la production à l'usine afin de rattraper le retard pris dans les commandes après deux journées l'arrêt.(E.R. 7/12/1993-Didier Fohr)

La Haute-Saône à la rescousse de la SOMERO

E.R. du 22/12/1993. Le conseil général de la Haute-Saône a décidé de se pencher sur les dossiers sociaux actuels dans le nord-est du département. Une intervention a été décidée au bénéfice de l'entreprise SOMERO de Ronchamp. Un accord portant sur une somme de 2 MF, plus 600.000F en machines, avait en effet pu être trouvé entre les salariés et le propriétaire des locaux. Accord toutefois périlleux pour la santé financière de cette petite SARL, qui œuvre dans le domaine de la sous-traitance automobile dans un contexte hasardeux. Après une visite éclair dans les locaux dont on parle tant depuis quelques semaines, une réunion s'est tenue dans les anciens bureaux de la Maglum de Ronchamp. Le président du conseil général de Haute-Saône Christian Bergelin était accompagné de Pierre Gey, directeur adjoint des services et de Guy Philiponet, président de la commission des finances de cette assemblée. Le sous-préfet de Lure Jacques Michaut était présent de même que Hubert Guérin et les deux maires.

La proposition de Christian Bergelin, Président du Conseil Général, repose donc sur l'octroi d'une subvention de la part du conseil général. Toutefois, cette collectivité n'est pas habilitée à aider les entreprises privées. Ainsi la solution est que les deux communes acquièrent les locaux, de façon à pouvoir recevoir à leur tour la subvention, en tant que «maitres d'ouvrage publics». Par la suite, si la proposition est acceptée par les deux conseils municipaux, une formule de location-vente sur une durée donnée pourra être envisagée entre les communes et l'entreprise. Dans le même temps, cette dernière achètera directement le matériel à Pierre Vialis, le propriétaire. Les responsables de la SOMERO ont semblé intéressés par cette proposition. La balle est désormais dans le camp des maires. Il faudra aussi accélérer toutes les procédures administratives, pour préciser les termes précis et le chiffrage de cet accord à multiples interlocuteurs. En effet l'affaire est toujours en instance de jugement à la cour d'appel de Besançon. L'accord signé devra intervenir avant le 20 janvier.

SOMERO : les communes s'engagent

E.R. du 24/12/1993. L'affaire SOMERO est pour l'instant dans le camp des municipalités de Ronchamp et Champagney. Le terrain sur lequel est située l'entreprise appartient au territoire des deux communes. Et le conseil général avait décidé d'intervenir financièrement pour soutenir l'entreprise à condition que les deux collectivités s'engagent. La stratégie mise en place prévoit ainsi que les communes deviennent propriétaires des locaux et qu'elles les cèdent ensuite à l'entreprise par une formule de location-vente. Celles-ci devenaient maitre d'œuvres publics et le conseil général pouvait alors leur attribuer une aide à titre exceptionnel. Ce système permet ainsi de permettre à l'entreprise de rester dans ses locaux sans mettre en péril sa gestion par un investissement trop important. Spécialisée dans la sous-traitance automobile, on sait que le contexte économique est loin d'être euphorique dans ce domaine. Sur le principe, et au nom des emplois, les élus se sont dans l'ensemble montrés favorables à cette solution. Elle semble d'ailleurs la seule susceptible de permettre à l'entreprise de poursuivre son activité.

Toutefois, les communes souhaitent s'entourer d'un maximum de garanties juridiques quant à cette acquisition. M. Poivey, maire de Champagney, tient aussi à préciser que l'intervention des collectivités doit uniquement être liée aux locaux. D'autre part, ceux-ci devront être nettement répertoriés. Il semble que les termes du préaccord trouvé entre l'actuel propriétaire, Pierre Vialis, et l'entreprise sur une vente des locaux n'aient pas encore clairement fixé la surface d'occupation exacte de la SOMERO dans les anciens locaux de la Maglum. Enfin les élus ne souhaitent pas que leurs communes héritent de toutes les responsabilités liées à la propriété des locaux. Notamment celles liées à la mise en conformité des normes de sécurité et de confort. Il reste donc à « ficeler » un dossier acceptable pour chaque partie. Les intervenants se multiplient dans cette affaire. A défaut de se clarifier, une issue pourra probablement lui être trouvée. Hormis ces conditions, l'engagement des communes semble aujourd'hui en bonne voie de même que celui du conseil général et des pouvoirs publics.(D.F.)

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SOMERO retour à la case départ

E.R. du 26/01/1994. Le conflit Schlienger-SOMERO reste au point mort. Les ouvriers de la SOMERO de Ronchamp se sont remis au travail lundi afin d'assurer la livraison des commandes urgentes. Mais, il y a toujours blocage de la situation entre la SOMERO et son principal donneur d'ordres, la SA Schlienger. Le sous-préfet de Lure a encore joué les médiateurs dans cette affaire. Il n'est pas facile de trouver une solution susceptible d'arranger tout le monde... et de sauver les emplois, car c'est bien là l'essentiel. Rappelons que la Setrafac (filiale de la SA Schlienger) emploie 50 personnes, la SOMERO 10 en comptant les renforts. La SOMERO semble décidée à poursuivre les actions judiciaires. On parlait en effet de déposer un recours en annulation de l'ordonnance du 18 janvier. Ordonnance prise par la chambre commerciale qui autorisait la restitution immédiate des matériels et des 1.400 outils que la SA Schlienger met à la disposition de la Somero. En effet cette démarche, en référé, permettrait d'obtenir un sursis quant à l'utilisation de la force publique que l'ordonnance du 18 janvier autorise. La SOMERO s'est opposée une première fois le jeudi 20, à la restitution des outils et l'intervention des gendarmes est toujours possible. Le recours en annulation n'était toujours pas déposé hier soir au tribunal de Lure. De son côté, la Setrafac menaçait, lundi, de déposer son bilan si elle ne récupère pas ses outils. Dans la soirée de lundi et la journée d'hier, les tractations se sont poursuivies par fax entre les deux entreprises, via la sous-préfecture de Lure. La SOMERO a proposé que la dette de 2,5 MF dont lui serait redevable la SA Schlienger soit tranchée par la justice et que la production reprenne sur les bases de la première convention liant les deux sociétés. La SA Schlienger a alors répondu qu'elle était d'accord à condition qu'elle récupère une trentaine d'outils afin d'assurer elle-même une partie de la production. La SOMERO prétexte que cette condition est irrecevable puisqu'elle lui retire ses plus grandes séries de production. Ainsi le dossier reste bloqué et les deux parties se sont renvoyées mutuellement dans leurs positions de départ.

SOMERO : les communes demandent un audit de l'entreprise

E.R. avrill 1994. Les élus de Ronchamp et Champagney veulent obtenir des garanties sur l'avenir de la société avant de préciser les termes de leur intervention. Les conseils municipaux de Ronchamp et Champagney ne veulent pas s'engager à la légère à propos de l'affaire SOMERO. Leur accord de principe sur l'achat par les communes elles-mêmes des locaux de l'entreprise est toujours valable. Toutefois, elles souhaitent s'entourer d'un maximum de garanties avant de préciser les termes exacts de leur engagement financier. C'était l'objet d'une nouvelle réunion de travail qui s'est tenue en sous-préfecture de Lure mercredi. Là, les deux maires ont souhaité obtenir des précisions quant à la santé actuelle de cette entreprise qui est elle-même sous-traitante d'un sous-traitant automobile (Setrafac). Sur le principe donc, les communes restent favorables à l'acquisition d'une partie des locaux de l'ancienne Maglum occupés par la SOMERO. Ce qui permettra au conseil général d'accorder une subvention à caractère exceptionnelle, dans l'unique but de sauver les 17 emplois concernés et retrouver une certaine paix sociale. Dès lors une formule de location vente sera étudiée afin de permettre à l'entreprise de devenir propriétaire de ses propres locaux.

Subvention au budget prévisionnel

Le montage du dossier et l'élaboration du projet ont ainsi été confiés à la société d'économie mixte Action 70, en liaison avec le conseil général de Haute-Saône. Un audit financier de l'entreprise devrait être réalisé la semaine prochaine ainsi qu'un budget prévisionnel. Les deux maires font comprendre que la participation financière de leur commune devra être en relation avec la valeur du bâtiment. Et celle-ci est surtout déterminée par la présence d'un parc de machines, des presses, qu'il serait bien couteux de déménager. En eux-mêmes, les locaux semblent d'ailleurs quelque-peu vétustes. De plus Jean-Marie Maire, le maire de Ronchamp souhaite que la démarche soit voisine de celle d'un bâtiment relais. Les délibérations ne sont encore pas prises par les deux conseils municipaux. Même s'il faut aller très vite puisque l'affaire est toujours pendante devant la justice, leur souhait est de prendre le temps de la réflexion et de ne pas s'engager à la légère. Du côté du conseil général, la subvention est déjà votée et disponible.

SOMERO: dialogue sous pression

Le dossier de la SOMERO et son montage financier ont à nouveau alimenté les débats, lors de la réunion du conseil municipal de Champagney. Gérard Poivey a informé ses collègues du fax adressé par M. Moine sur les nouveaux éléments relatifs à l'engagement des communes dans le cadre d'un contrat de location-vente de la SOMERO. De 700.000 F au départ, la participation de Champagney et celle de Ronchamp ont été ramenées à 300.000 F après les deux précédentes propositions : 500.000 et 350.000 F. Or, entre temps, un tract signé du Parti communiste informait la population des nouvelles donnes du montage financier, sans aucune information préalable aux deux maires qui ont appris la nouvelle par voie de presse. « Nous n'avons pas à découvrir par ce moyen de diffusion la situation de la SOMERO ». De plus, le tract destiné à informer la population est erroné. Le total des sommes, y compris l'autofinancement de 1.900.000 F de la SOMERO, atteint 2.950.000 F au lieu des 2.600.000 demandés par M. Vialis. «Même les chiffres communiqués par la SOMERO ne correspondent pas au montant fixé par le propriétaire ». «Il faut ramener les choses à leur juste valeur, sans pour autant remettre en cause la discussion, dira le maire. Quant à la taxe professionnelle perçue par Champagney, elle ne se chiffre pas à 80.000 F mais à 19.000 F en réalité ».

Le matin même de la réunion, M. Moine, gérant de la SOMERO, informait M. Poivey du blocage des comptes bancaires de la SOMERO, par voie judiciaire. Selon M. Moine, le propriétaire «s'engage à revenir sur sa décision si les deux communes acceptent le montage financier ! » La situation est très claire : « ou les communes délibèrent dans les jours qui viennent sur les nouvelles bases ou la SOMERO et ses dix emplois disparaissent ». «Du côté du conseil général, le président Bergelin a joué la carte à son avantage, évoque le maire : moi je donne; que les communes suivent! Si ça marche bien, c'est grâce au département; si ça casse, c'est la faute aux communes. Qui, du coup, se trouvent dans une situation intolérable ! » «L'argent du département et celui de la commune, c'est notre argent. Va-t-on payer deux fois ?» dira Nono Jacquot. «Si M. Vialis veut couler la SOMERO, il réalisera une très mauvaise affaire, souligne Yves Gousseret. Pourquoi n'accepte-t-il pas les 1.900.000F que la SOMERO propose ? Le maire a tenté une démarche dans ce sens auprès du propriétaire pour s'entendre dire, ce leitmotiv «ce n'est pas à moi de le faire ». Une réunion entre les deux assemblées, Champagney et Ronchamp, aura lieu dans la semaine à venir. Les conseillers seront amenés à voter sur la question.

SOMERO : « oui » unanime de Ronchamp mais « non » de Champagney.

Avril 1994. En litige depuis neuf ans avec le propriétaire, le maintien de l'activité de la Somero Ronchamp devait passer par un contrat de location-vente entre M. Vialis, les communes de Ronchamp, de Champagney et le conseil général, décidé à intervenir financièrement sous forme de subvention. De 700.000 F, cette participation des communes a été ramenée à 300.000 F selon le nouveau montage financier avec un apport de 1.200.000 F de la part de la Somero. Comme M. Vialis vient de bloquer les comptes de l'entreprise, les deux municipalités ont été avisées par fax, de la menace pesant sur la Somero. Elles se sont réunies afin de donner une suite à ce dossier.

Les élus de Champagney avaient examiné la question lors d'une réunion tenue le 31 mars, en présence de M. Moine, gérant de la Somero, d'où s'est dégagée une certaine réticence. Gérard Poivey, le maire de Champagney, a refait l'historique de l'affaire sans dévier d'un pouce par rapport aux précédents propos. Quelques précisions seront apportées sur le nombre réel d'emplois (aucune personne de Champagney ne figure dans l'effectif) et sur le «flou financier» de la Somero. Il y a aussi le tract diffusé par le parti communiste « qui colore le dossier tout en donnant des informations erronées »... Les élus sont favorables à l'emploi mais ne veulent pas intervenir financièrement dans les sociétés privées. Le vote à bulletins secrets donnera dix-huit « non » sur les dix-huit votants. Champagney tourne donc la page.

Réticents dans un premier temps, sur le montant de la participation fixée à 700.000 F, les élus de Ronchamp ont examiné, favorablement cette fois, l'engagement financier ramené à 300.000 F. Jean-Marie Maire souligne que cette somme correspond à la valeur réelle des bâtiments de l'ancienne Maglum, un site industriel d'environ un hectare. Ronchamp envisage donc de s'investir pour la sauvegarde de l'emploi dans cette usine qui, autrefois, était la plus importante de la Haute-Saône. Une partie des locaux est en bon état et le parc machines utilisé par la Somero bien entretenu. Et puis, il y a la « valeur sentimentale », ainsi que la proximité de la voie ferrée, sans oublier le site loin du centre urbain. « 300.000 F, c'est 0,3 % du budget, ou un bout de trottoir » dira le maire.

Mais il convient d'entourer cette acquisition de garanties techniques, juridiques, notariales, comme le souligna l'assemblée lors du débat, dominé par le souci du maintien de l'emploi à Ronchamp. Le vote secret débouchera sur un « oui » avec seize bulletins favorables à l'engagement de la commune. On ignore pour l'heure si le contrat de location-vente pourra être établi sans l'adhésion de Champagney, ni même si le conseil général maintiendra sa proposition. (ER) Si la commune a eu à cœur de sauver une entreprise, elle n'en a pas pour autant été moins soucieuse des deniers publics et c'est la raison qui a conduit à choisir le contrat de crédit-bail immobilier. En effet, ce contrat permet à la commune de rester propriétaire de l'ensemble immobilier jusqu'au règlement du dernier loyer, le transfert de propriété n'ayant lieu qu'à ce dernier stade.

SOMERO-Schlienger les communes dans l'expectative

C'est vrai que l'on s'attendait à un débat animé entre les élus et un public réduit à deux personnes, plutôt attirées par les émanations du terril en feu... Mais pour la première fois, un maire d'une commune voisine concernée elle aussi par le dossier SOMERO, en l'occurrence Gérard Poivey, maire de Champagney, a participé aux débats. Or, les évènements se précipitent après que la SETRAFAC ait voulu récupérer son outillage utilisé par la SOMERO, et pour l'heure l'affaire est caduque. Il n'empêche que le débat s'est prolongé durant près d'une heure, au cours duquel Jean-Marie Maire évoqua les péripéties du conflit Vialis-SOMERO marquées par l'occupation de la mairie jusqu'au « cadeau empoisonné » du conseil général.

L'attribution d'une subvention exceptionnelle impliquait l'achat par les communes de Ronchamp-Champagney des bâtiments d'une partie de l'ex-Maglum. L'engagement éventuel des communes était soumis à la condition qu'un audit soit réalisé par Action 70. Ses conclusions mettent en exergue les litiges financiers et techniques existant entre SOMERO et la SETRAFAC, portant sur des sommes très importantes. Action 70 souligne, pour sa part, dans son rapport d'analyses que la SOMERO telle qu'elle se présente actuellement est un atelier « obsolète à tout point de vue ». «Il convient, poursuit le rapport, de se tourner vers la construction d'un nouvel atelier, fonctionnel et équipé de machines modernes performantes ». On précise aussi qu'à court terme, des améliorations doivent être réalisées en matière de méthode et d'organisations. « Il paraît exclu, dit enfin l'audit, qu'une société comme SOMERO puisse vivre à terme sans être associée à un groupe plus important ». L'assemblée demande donc une concertation, si cela est encore possible, entre toutes les parties pour le maintien de l'emploi et la poursuite des activités industrielles.

SOMERO nouveau statu quo

Une nouvelle veillée d'arme s'engage dans les locaux de la SOMERO. Les salariés sont cette fois regroupés autour de Daniel Moine, le gérant qui a décidé d'entamer une grève de la faim. Le but est d'obtenir la levée du blocage du compte bancaire de l'entreprise obtenue par l'actuel propriétaire afin de pouvoir régler les salaires et les fournisseurs. Hier, la situation était en suspend malgré l'annonce, dimanche, du moyen de pression employé. Hubert Guerrin, qui était présent hier à la SOMERO a réitéré son invitation auprès de Pierre Vialis à la réunion de jeudi en mairie de Ronchamp. C'est à ce moment en effet, et seulement si l'actuel propriétaire est présent, que les négociations finales pourront avoir lieu.

SOMERO : un dossier après l'autre

Courte accalmie dans le dossier SOMERO. L'entreprise de Ronchamp n'est pas encore arrivée à la fin de la zone de turbulence. Si le conflit qui l'opposait à la SA Schlienger est aujourd'hui réglé, il reste en effet le problème de l'engagement des communes. Celle de Champagney refuse cette fois clairement d'intervenir financièrement comme il lui était proposé par le Conseil Général. Il reste que l'accord survenu vendredi soir entre les deux parties a pu se dérouler comme prévu. La restitution des outils de fabrication réclamée par Angelo Schlienger a donc bien eu lieu sans que le recours à la force publique n'ait eu à intervenir. En contrepartie, M. Schlienger a payé les factures réclamées par la SOMERO. Toute la journée d'hier, des camions se sont succédé devant les anciens locaux de la Maglum pour charger les outils. On ignore si les deux entreprises maintiendront des relations de sous-traitance. Le contentieux financier qui est à la base du divorce devrait être porté devant la justice. Jusqu'à nouvel ordre, la réunion prévue lundi au conseil général est maintenue. L'avenir de la petite entreprise sera examiné en présence des maires de Ronchamp et Champagney, d'Hubert Guerrin, conseiller général et Christian Bergelin, le président du conseil général.

SOMERO « Schlienger doit payer »

Les communes n'ont pas fait connaitre leur décision quant à l'octroi d'un prêt relais à l'entreprise de Ronchamp. Le conflit SOMERO-Schlienger rebondit. Les gérants de la SOMERO ont en effet engagé une procédure d'injonction de payer à l'encontre de leur ancien client principal. « Une somme d'environ 800.000F a été acceptée par le tribunal de commerce de Mulhouse, annonce leur communiqué. Il reste encore 2,2 MF d'impayés en litige devant les tribunaux (...) Avec une partie de la dette que nous a payé M. Schlienger, 1,1 MF, plus 800.000 F, ordonné par le tribunal de Mulhouse, SOMERO pourrait payer M. Vialis sans l'aide des communes. De nouvelles créations d'emplois sont possibles à la SOMERO à condition que M. Schlienger honore sa dette ». Le communiqué précise enfin, à l'attention des communes cette fois, que l'entreprise attend leur décision favorable concernant le prêt relais « qui sera remboursé dès que M. Schlienger aura réglé l'ordonnance du tribunal de Mulhouse». La SOMERO apporte ainsi une garantie de remboursement aux communes de Ronchamp et Champagney. A condition que l'injonction de payer soit suivie d'effet. La balle est toujours dans le camp des élus locaux qui doivent répondre à la proposition du conseil général. Pour aider la SOMERO à devenir propriétaire de ses locaux et machines, celle-ci consiste en une intervention financière du département sous forme de subvention aux communes, à condition que celle-ci s'engagent aussi à hauteur d'un tiers de la somme exigée.

Société Nouvelle Somero en 1997

L'entreprise dépose son bilan par suite de non paiement de prestations de la part d'un client et surtout par une forte baisse d'activité. Elle est alors mise en redressement judiciaire. Création de la Société Nouvelle SOMERO du groupe Sigma Gestion Holding le 2 septembre 1997 ; enregistrée au RCS sous le N° Lure B 414 058 271. Elle est radiée du RCS le 16 janvier 2007. À noter un accident mortel le 19 aout 2004 qui a couté la vie à un ouvrier de 36 ans.

Société Gestamp en 2005

La société GESTAMP RONCHAMP SAS aurait été créée le 04/02/1997. Le gérant de l'entreprise est Franscisco RIBERAS MERA depuis le 9/08/2005, date du rachat des unités du groupe alsacien Schlienger, dont celle de Ronchamp. C'est une filiale du groupe Gestamp Automocion qui est un équipementier automobile espagnol. Le 24 avril 2008, un nouvel accident mortel a lieu sur l'ancien site ''Maglum'' qui a couté la vie à un ouvrier de 47 ans au cours d'un essai sur une presse. La société quitte le site de Ronchamp pour une nouvelle usine à Champagney inaugurée le 16 juin 2010. Une partie du site ''Maglum'' a été achetée par la CCRC et louée à un exploitant forestier qui façonne du bois de chauffage.

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