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Ronchamp

La ville de Ronchamp est une commune de 3000 habitants environ du département de la Haute Saône et se trouve sur la RN 19 à 25 Km de Belfort et 30 Km de Vesoul. Elle a été fortement marquée par l’exploitation du charbon pendant près de 200 ans (1750-1958). Les Houillères de Ronchamp ont été à la pointe du progrès dans les années 1900-1920 avec les travaux en grande profondeur et la machine d’extraction (Puits Arthur de Buyer). A partir de 1955 elle deviendra célèbre dans le monde entier avec la construction de la Chapelle par l’architecte Le Corbusier (Charles Edouard Janneret) sur la colline de Bourlémont qui domine Ronchamp.

La colline de Bourlémont

La colline de Bourlémont, autrefois Bourg les Monts, culminant à 475 mètres, est la dernière des collines Sud vosgiennes qui domine la haute vallée de l’Ognon. Sa position permet une vision panoramique à 360°. Son histoire est intimement liée à celle de Ronchamp. Depuis très longtemps son sommet a été un lieu privilégié des religieux et quelques fois des militaires ! Dès 1092 une petite église y est plantée et deviendra l’église paroissiale consacrée à Notre Dame de Septembre ou la Vierge Marie. Dès la fin du 17e siècle, avec une documentation plus abondante, nous connaissons mieux son histoire où plusieurs chapelles se succèdent. Elles sont plus connues sous le vocable Notre Dame du Haut. Une pierre millésimée 1308 a été retrouvée et peut être égarée en 1844 lors des travaux de reconstruction d’une nouvelle chapelle par l’abbé VAUCHOT. Les pèlerinages, notamment le 8 septembre, amenaient leur flot de chrétiens. Le 8 septembre 1873, après la défaite de 1870 et l’annexion de l’Alsace Lorraine, ils furent plus de 30.000 à gravir la colline. Après l’incendie de 1913, une nouvelle chapelle est érigée. L'édifice est sérieusement touché par les combats de la libération en 1944. En 1953 une nouvelle ère commence avec LE CORBUSIER. Depuis de 17 juillet 2016, dix-sept œuvres architecturales de Le Corbusier, dont la Chapelle de Ronchamp, sont désormais inscrites au Patrimoine mondial de l'Unesco.

La seigneurie de Ronchamp

Au pied des premiers contreforts vosgiens où viennent mourir, au sud, les dernières collines du Jura, l'agglomération de Ronchamp, Porte de la Trouée de Belfort, passage séculaire des invasions, s'élargit, à l'ouest, en la vaste plaine de l'Ognon. Du haut de ses 474 mètres, de tous les temps, sa colline y veille... Selon M. Sarrette , l'affrontement entre César et Arioviste se serait déroulé ici, entre Ronchamp et Champagney. Franchissant le pas, d'autres auteurs, attribuent une origine romaine au nom de Ronchamp ! Néanmoins, il faut atteindre les documents du 13e siècle pour retrouver cette toponymie. A cette époque Ronchamp fait partie de la seigneurie de Faucogney. En 1709, suite au mariage de Ève de Truckses avec François Joseph Antoine de Reinach-Steinbrunn, la famille de Reinach en devient l'unique propriétaire. Leur fils, François Sigismond, obtient dès lors une concession de houille au lieu-dit "Autonson". Vers 1950, le docteur Maulini trouve une autre origine à Ronchamp, mais là aussi, rien n’est moins sûr.

Le bassin houiller

Le bassin houiller s’étend sur une surface de 3 Km de large et 5 Km de long environ. De direction nord-sud, il se compose de 2 couches principales avec un pendage moyen de 20°. De 1744 à 1810, l’exploitation du charbon se fera essentiellement par galeries au nord du bassin dans les bois de l’Étançon, du Chevanel et de la Terre aux Saints à partir des affleurements. A partir de 1810, des puits seront creusés de plus en plus profonds en direction du sud pour atteindre 1010 mètres au puits Arthur de Buyer sur la commune du Magny d’Anigon. Après la nationalisation des Charbonnages de France en mai 1946, l’exploitant (E.D.F.) reviendra dans la cuvette de l’Étançon pour foncer le dernier puits en 1949.

Le triage-Les fours à coke-La centrale électrique

En 1852 tous les puits en activité sont reliés entre eux par un réseau ferré car la ligne SNCF Paris Bâle approche de Ronchamp. C'est à cette époque que les exploitants décidèrent de créer un site central de criblage et de lavage du charbon dans ce qui était la plaine du Chanois. Les premiers essais de fabrication de coke ont été réalisés en 1862 au puits Saint Joseph dans des fours dits ''de boulangers'' . Ils seront remplacés par des fours de plus en plus performants et en 1913 fut décidé la construction d'une batterie de 28 fours à coke avec récupération des sous produits issus de la distillation. En 1905 les exploitants décidèrent également de construire une usine de production d'électricité, alimentée au charbon, qui fonctionnera jusqu'en 1950 avec un réseau de plus de 600 km.

Les Puits

De 1810 à 1949, 26 puits ont été creusés dans le bassin houiller à des profondeurs allant de 38 à 1010 m. Parmi tous ce puits, un seul à été foncé au 20em siècle, c’est celui de l’ Étançon (puits N°13 bis) en 1949. Le plus beau et le plus moderne était sans doute le puits Arthur de Buyer, qui avec ses 1010 mètres de profondeur, fut le puits le plus profond de France à son époque. A la fermeture de la Mine en 1958, tous les puits seront remblayés et une dalle en béton signe la fin définitive de 200 ans d’exploitation de la houille. Ces puits portent des noms aussi simples qu’évocateurs : N°1, N°2, N°3, Sainte Pauline, Sainte Barbe, de la Croix, Sainte Marie, Notre Dame, Arthur de Buyer, de l'Espérance..etc.

Journée valorisation

Depuis 1999 notre association organise au mois de mai, une journée nettoyage qui se déroule sur le site de l’Étançon. Ce site est le seul lieu à Ronchamp où l’on retrouve les traces des premiers travaux d’avant 1800 et les derniers après la seconde guerre mondiale avec notamment, le denier puits creusé en 1949 et les galeries foncées avant la fermeture définitive en 1958. Ce jour est consacré à la mise en valeur des vestiges anciens et récents, au défrichage et nettoyage, à l’aménagement du sentier des affleurements, à la mise en place de panneaux explicatifs etc.. Cette journée très conviviale où le repas est offert aux bénévoles, permet à chacun d’œuvrer pour la sauvegarde de notre patrimoine minier.

Mémorial de la Mine

Ce Mémorial a été conçu (moi même ) et réalisé par quelques bénévoles de l’association. Il a été financé par la commune de Ronchamp et par l’association avec l’aide d’une subvention des communes de Champagney et du Magny d’Anigon. Il est centré sur la borne dite seigneuriale et représente un mini bassin houiller de 8 mètres de diamètre à l’image de celui existant sur les trois communes. Les puits sont représentés par des petits chevalements en béton qui sont répartis géographiquement avec à l’est, les 14 puits de Champagney, à l’ouest les 10 puits de Ronchamp et au sud les 2 puits creusés sur le Magny d’Anigon. Les 3 villes sont représentées par leur blason sculpté dans du grès rose des Vosges. Les rondins de béton de couleur brune symbolisent les bois de mines qui étaient fabriqués dans du  sapin. La forme en trou de serrure de cette bordure représente les industriels et investisseurs qui ont trouvé la clef du développement économique de la région à partir de l’exploitation du charbon. La surface intérieure a été garnie de morceaux de houille, récoltés dans les différents terrils du bassin. La couronne extérieure a été remblayée de calcaire concassé blanc pour bien marquer le contraste entre le travail au jour et au fond de la mine (le jour et la nuit, le blanc et le noir).

Nos réalisations

La journée "valorisation" est une opération ponctuelle nécessaire mais ne permet pas des aménagements importants et longs à mettre en oeuvre. Quelques bénévoles très motivés de l'association, ont consacré de très nombreuses journées (y compris le dimanche) à améliorer le sentier des affleurements par des travaux lourds qui demandent beaucoup de préparation. Ces travaux , commencés en 1997, ont permis d'offrir aux visiteurs des sites aménagés pour mieux connaître ce que fut l'histoire des Houillères de Ronchamp de 1750 à 1958. La sauvegarde et la mise en valeur de notre patrimoine minier sont  les premiers des buts essentiels des Amis du Musée de la Mine.

Travaux à la galerie de l'Étançon

En 2012, le projet de réhabilitation de la décharge municipale de l'Étançon est devenu réalité avec les premiers coups de pelleteuse. Sur le versant sud de la décharge, il est prévu deux bassins de décantation : un pour l'eau traversant la décharge et l'autre pour la récupération de l'eau provenant de la grande rigole d'écoulement des mines datant des années 1780 environ. Au cours de ces travaux, une galerie est découverte et dans les mois qui suivirent nous avons entrepris des travaux d'aménagement et de mise en sécurité par la construction de 8 mètres de boisages en chêne. Une grille de sécurité ferme l'accès à la galerie.

Travaux à la galerie Dubois

Les buttes entre les deux vallons au Nord du hameau de La Houillère sont un véritable gruyère.Elles font partie du territoire communal de Champagney. Ici se mêlent les premiers travaux de l'exploitation du "charbon de terre" vers 1750 et ceux des années 1950. Il existe de très nombreuses traces de galeries à flanc de coteau dont la galerie Dubois. En réalité les travaux réalisés concernent une galerie sans nom. Dans le reportage qui suit, j'ai conservé le nom de "Dubois" car nous pensions découvrir cette galerie et il est plus facile de parler de "galerie Dubois" que "galerie sans nom".

Les travaux de la Municipalité

Depuis 1996, même si les débuts ont été un peu difficiles, nos relations avec la Municipalité ont toujours été très fructueuses. De très nombreux travaux ont été réalisés par les Services Techniques, qui ont des moyens que nous ne possédons pas où qui seraient trop coûteux pour notre petite association. Nous faisons souvent appel à ses services que ce soit dans la transport de matériaux, l'exécution de travaux de terrassement, l'aménagement du sentier par l'apport de schistes ou dans le prêt de matériel ( groupe électrogène, nettoyeur haute pression, produits antirouille, véhicule avec son chauffeur,etc.).

Les vestiges des galeries

L’exploitation du charbon pendant plus de 200 ans a laissé un terrain bouleversé par des trous, des tranchées et des terrils. Dans les forêts au nord du bassin, dans la zone des affleurements, de très nombreuses traces de galeries sont encore bien visibles où la végétation a pris le dessus. Pendant près de 60 ans, tous les travaux se feront par galeries horizontales dans ce secteur très vallonné et toutes les buttes sont un véritable gruyère. Plus tard dans les années 50, l’exploitant reviendra creuser des galeries dans cette zone au milieu des anciens travaux réalisés sans plans.

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